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Formulaire de contactConsommer directement l'électricité que vous produisez, plutôt que de l'acheter au réseau : c'est tout le principe de l'autoconsommation. Nos articles détaillent le dimensionnement selon votre profil de consommation, les démarches (déclaration préalable, CACSI, raccordement Enedis), le stockage sur batterie et le calcul de rentabilité.
Quand vous installez des panneaux solaires raccordés au réseau, c'est vous ou votre installateur qui attestez de la conformité de l'installation. Le Consuel, lui, vise cette attestation après contrôle. Sans ce visa, Enedis ne met pas l'installation en service, et sans mise en service, pas de contrat de rachat. C'est le verrou de tout le projet.
EDF Obligation d'Achat, souvent abrégé EDF OA ou « OA solaire », est le dispositif qui vous permet de vendre l'électricité que vous produisez sans la consommer. Depuis la réforme de juin 2026, le calcul a changé : voici la procédure complète, et ce que la vente du surplus rapporte réellement aujourd'hui.
Le calcul qui commande tout le montage est celui du nombre de panneaux par tracker : chaque entrée MPPT accepte 100 à 600 V, et la tension à vide monte quand il fait froid. Avec des modules à 44,22 V à vide, douze en série donnent déjà 530 V, trop près de la limite ; six par tracker en donnent 265, ce qui laisse la marge nécessaire. Le reste suit : coffret DC, fixation, raccordements, capteur de puissance.
La limite à retenir avant tout : 5 micro-onduleurs DS3 par chaîne, et autant par disjoncteur C20 du coffret. Au-delà, il faut une seconde chaîne. Le reste du montage suit un ordre fixe — micro-onduleurs, câble AC Bus, embout de terminaison serré à 4-5 N·m, panneaux, terre, coffret — et le coffret ne se réarme qu'à la fin.
La mise en service passe par deux applications distinctes : le gestionnaire web pour créer le site, l'application installateur sur mobile ou tablette pour la mise en service proprement dite. Deux conditions bloquent tout si elles sont oubliées : l'installation doit être déclarée en auto-installation, et la passerelle doit être en version 7.6.15 au minimum. Le profil réseau, lui, se choisit selon la puissance et le contrat.
Le montage se fait toujours dans le même ordre : micro-onduleurs fixés sur les rails, câble Q en chaîne, embout de terminaison serré à 16 Nm, boîte de dérivation, puis panneaux, terre et coffret AC — que l'on ne réarme qu'à la toute fin. Le nombre de micro-onduleurs par relais Q dépend du modèle : 12 pour un IQ8+, et seulement 7 pour un IQ8P.
Un parc Pylontech n'est pas reconnu tout seul : il faut déclarer la bonne capacité dans le convertisseur-chargeur, 50 Ah par module, passer la chimie en lithium fer phosphate, et régler le port de communication à 500 kbit/s, vitesse que Pylontech impose. Sans ces trois réglages, l'installation fonctionne en apparence mais l'état de charge affiché est faux et les limites du BMS ne sont pas respectées.
Seule la pièce d'ancrage change selon la couverture : crochet de toit sur tuile mécanique, vis double filetage sur tuile canal, ardoise et fibrociment. Tout le reste est commun — rail en U de 2,4 m, étriers, agrafes de terre — ainsi que les couples de serrage : 50 Nm sur les écrous de rail, 8 Nm sur un étrier simple, 10 Nm sur un étrier double et sur le connecteur de terre.
L'ordre de montage n'est pas indifférent : on câble toujours du parc batterie vers les panneaux, et jamais l'inverse. Batteries, moniteur de batterie, convertisseur, protections et distribution, chargeurs, régulateur, puis panneaux en dernier, et enfin la mise à la terre. Une inversion de polarité détruit le matériel immédiatement et n'est pas couverte par la garantie : repérez chaque câble avant de brancher.
Seuls les groupes équipés d'un contact sec intégré peuvent être démarrés et arrêtés automatiquement par un superviseur de type Victron Cerbo GX. Sur la gamme Ultimatron du catalogue, c'est le cas de l'ULT-7500 ; sur l'ULT-4500, la fonction est prévue à partir de la prochaine série de production. Les ULT-3300 et ULT-3800 n'en disposent pas et restent à démarrage manuel.
La règle tient en une opération : un panneau produit environ 80 % de sa puissance nominale en conditions réelles, et ce résultat se divise par la tension nominale du parc batterie — 12,8 V en 12 V lithium, 25,6 V en 24 V, 51,2 V en 48 V. Aucune marge supplémentaire n'est à ajouter : elle est déjà dans le coefficient. Reste à vérifier la tension d'entrée maximale, qui est l'autre moitié du dimensionnement.
La section se lit sur deux paramètres seulement : la puissance du convertisseur et la tension du parc batterie. En 12 V, un 1600 VA demande 50 mm² et un fusible MEGA-fuse de 125 A ; le même appareil sur un parc 24 V redescend à 25 mm² et 80 A. Doubler la tension du parc divise le courant par deux, donc la section et le calibre de protection.
Un kit plug and play se branche sur une prise et alimente le talon de consommation permanent du logement — réfrigérateur, box, veilles, soit 200 à 400 W en continu. C'est là que son intérêt se joue : bien dimensionné, un kit de 800 Wc produit environ 800 à 1 000 kWh par an et la quasi-totalité est consommée sur place. Mal dimensionné ou mal posé, il injecte gratuitement sur le réseau.
Avant la première mise sous tension, cinq points se vérifient dans l'ordre : l'absence d'ombrage aux heures utiles, l'étanchéité des fixations, la polarité et la tension à vide de chaque chaîne, les protections et la mise à la terre, puis les démarches administratives. Un quart des pannes qui nous remontent au SAV la première année vient d'un de ces cinq points, et presque jamais du matériel.
Un site isolé se dimensionne toujours à partir du même chiffre : la consommation réelle en wattheures par jour, jamais à partir de la surface de toiture disponible. On applique ensuite trois correctifs — le productible du mois le plus défavorable, le rendement de la chaîne (0,70 à 0,75) et le nombre de jours d'autonomie sans soleil (2 à 3). Une erreur sur le mois de décembre ne se voit pas en juillet : elle se paie en coupure de courant.
Sans rien changer à ses habitudes, une installation en autoconsommation couvre en général 30 à 35 % de la consommation d'un foyer. En décalant simplement les usages programmables vers le milieu de journée, on monte à 45-55 %. En ajoutant le pilotage du ballon d'eau chaude puis une batterie, on atteint 70 à 80 %. Le premier gain est toujours le plus rentable : il ne coûte rien.
La formule tient en une ligne : divisez votre consommation annuelle en kWh par le productible de votre région, soit 1 000 à 1 300 kWh par kWc installé. Mais en autoconsommation on ne vise presque jamais 100 % : seule compte la part que vous consommez réellement sur place. En pratique, 3 kWc pour un foyer à 3 500 kWh par an, 4 à 6 kWc dès qu'il y a une pompe à chaleur, une climatisation ou un véhicule électrique.
Les cinquante termes qu'on croise dès qu'on s'intéresse au solaire, définis en une ou deux phrases, avec les ordres de grandeur utiles. De quoi lire une fiche technique sans décoder, et comparer deux devis sur les mêmes bases.
Chaque Pylontech US5000 offre environ 4,56 kWh réellement utilisables. Le calcul tient en une ligne : consommation quotidienne d'hiver multipliée par le nombre de jours d'autonomie, divisée par 4,56. Un foyer à 10 kWh par jour visant deux jours d'autonomie a besoin de cinq modules.
Marstek vend des unités complètes : la Venus E Gen 3.0 embarque 5,12 kWh et 2 500 W dans un seul appareil. Zendure construit la capacité par paliers, en empilant des batteries sous une unité de gestion. Le choix se joue sur la façon dont vous voulez investir, et sur la puissance dont vous avez besoin en soirée.
Sur les grandes marques, le prix est largement fixé par le marché : deux vendeurs proposent souvent le même matériel au même tarif. Ce qui vous distingue une bonne adresse d'une mauvaise, c'est ce qu'il y a autour — le dimensionnement avant l'achat, la compétence en face, le service après-vente. Voici les sept critères à vérifier.
Une batterie ne produit rien : elle déplace dans le temps l'électricité que vous avez déjà produite. Sa rentabilité se mesure donc aux kilowattheures qu'elle vous évite d'acheter, et dépend de trois paramètres — le surplus disponible, la consommation du soir, et le nombre de cycles réellement réalisés dans l'année.
Ces deux marques ne répondent pas au même besoin. Pylontech fournit des batteries 48 V pilotées par un onduleur hybride, pour une installation conçue d'un bloc. Zendure propose des systèmes complets en couplage alternatif, qui se greffent sur une installation existante sans y toucher. Le critère qui tranche n'est pas la marque, c'est votre point de départ.
La batterie virtuelle n'est pas une batterie : c'est une offre commerciale où votre surplus transite par le réseau avant de vous être recrédité, taxes et abonnement compris. La batterie physique stocke réellement chez vous. Trois critères tranchent : le coût de restitution, le comportement en cas de coupure et la dépendance au fournisseur.
La surface du logement ne détermine pas le nombre de panneaux : deux maisons de 120 m² peuvent consommer du simple au triple. Le calcul part de votre consommation annuelle et de la part que vous consommez en journée. Dans la plupart des cas, on arrive entre 4 et 10 panneaux, soit 2 000 à 4 000 Wc.
Le bon réflexe n'est pas de choisir la plus grosse batterie, mais celle qui correspond à votre consommation du soir et de la nuit. Pour un foyer consommant 8 à 12 kWh par jour, 2 à 5 kWh de stockage couvrent déjà l'essentiel. Voici la méthode de dimensionnement, les trois familles de solutions et les erreurs à éviter.