Questions fréquentes
Comment se chauffe-t-on sur un site isolé ?
Rarement à l'électricité : un radiateur de 1 500 W consomme en six heures ce qu'un parc de 10 kWh contient en entier. Le chauffage d'un site autonome repose sur le bois, le gaz ou le fioul, l'électricité servant à la régulation, aux circulateurs et à l'appoint ponctuel.
Un chauffage solaire est-il envisageable ?
Pour l'eau chaude sanitaire et le préchauffage, oui, par capteurs thermiques ou panneaux hybrides. Pour le chauffage des pièces, la production solaire est à son minimum précisément quand le besoin est maximal : elle ne peut constituer qu'un appoint de mi-saison.
Quelle puissance électrique un chauffage d'appoint demande-t-il ?
Un convecteur courant tire 1 000 à 2 000 W, un radiateur à inertie autant. Sur un parc autonome, cela suppose un convertisseur dimensionné en conséquence et une capacité de batterie importante : c'est un usage à réserver aux heures de forte production.
Peut-on piloter un chauffage sur le surplus solaire ?
Oui, et c'est la bonne façon de l'utiliser : une mesure de production déclenche la résistance quand les batteries sont pleines et que les panneaux produisent encore. L'énergie serait sinon perdue, puisqu'un site isolé ne peut pas injecter.
Et le chauffage de l'eau chaude sanitaire ?
C'est le poste le plus rentable à électrifier sur un site autonome : un ballon se charge aux heures de production et restitue sa chaleur ensuite. Il joue le rôle d'un stockage, sans batterie supplémentaire.