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Formulaire de contactOn câble toujours du parc batterie vers les panneaux, jamais l'inverse, et l'on paramètre chaque appareil avant la mise sous tension : sorti d'usine, il est réglé pour du plomb. Ordre de branchement, sections et fusibles, précautions lithium par temps froid, recharge par l'alternateur, régulateur solaire, mise à la masse et homologation VASP : voici la méthode que nos ingénieurs appliquent sur les installations 12 et 24 V de van, fourgon, camping-car et camion aménagé.
On câble toujours dans le même sens : parc batterie et ses accessoires, moniteur de batterie, distribution 12 V, convertisseur et réseau 230 V, recharge par l'alternateur, régulateur solaire, panneaux, chargeur secteur, et la mise à la masse en dernier. Respecter cet ordre évite la quasi-totalité des destructions de matériel au montage. L'ordre de débranchement est l'inverse exact.
Pendant toute la durée du chantier, le coupe-batterie reste sur OFF et le fusible principal reste retiré, jusqu'à la mise sous tension finale.
Étiquetez chaque câble aux deux extrémités et gardez votre schéma à bord : c'est ce qui vous fera gagner des heures le jour d'une panne, et ce que demandera un contrôleur lors d'une homologation.
Le principe tient en une phrase : le fusible protège le câble, pas l'appareil. On choisit donc d'abord la section en fonction du courant et de la longueur, puis un fusible dont le calibre est supérieur au courant de service mais inférieur à l'intensité admissible du câble.
Calculez le courant maximal du circuit (I = P ÷ U), déterminez la section d'après ce courant et la longueur aller-retour du câble en visant une chute de tension inférieure à 3 % — en 12 V, 3 % ne représentent que 0,36 V — puis prenez le calibre normalisé immédiatement supérieur au courant de service. Un ruban LED de 50 W en 12 V appelle 4,2 A : 2,5 mm² et un fusible 5 A. Un BatteryProtect 65 A se câble en 25 mm² avec un fusible 60 A.
Deux pièges reviennent sans cesse : un fusible surcalibré ne protège plus rien, et un fusible sous-calibré fondra au premier démarrage du compresseur du réfrigérateur. Pour le cas particulier du convertisseur, voir notre page quelle section de câble et quel fusible pour un convertisseur.
Le 12 V couvre l'usage courant en van, fourgon et camping-car, et reste compatible avec l'ensemble des accessoires du marché. On passe en 24 V à partir d'environ 2 000 W de convertisseur : à puissance égale, le courant est divisé par deux, donc les sections de câble aussi. Le 48 V est réservé aux véhicules spéciaux — food-trucks, bus, camions d'expédition — là où les courants deviennent ingérables en 12 V.
N'associez que des batteries identiques : même technologie, même capacité, même marque, même âge. Chargez-les individuellement et complètement avant l'assemblage, puis vérifiez au multimètre que l'écart de tension entre elles n'excède pas 0,1 V. Les câbles d'interconnexion doivent être de même longueur et de même section pour que le courant se répartisse également.
Raisonnez en énergie utile plutôt qu'en capacité brute. Une batterie plomb de 100 Ah en 12 V stocke 1 200 Wh mais ne se décharge qu'à 50 %, soit environ 600 Wh exploitables. Une LiFePO₄ de 100 Ah stocke 1 280 Wh et admet 80 à 100 % de décharge, soit environ 1 100 Wh. À énergie utile égale, le lithium pèse environ trois fois moins : sur un véhicule dont la charge utile est limitée, l'argument est décisif.
Charger une batterie LiFePO₄ trop froide provoque un dépôt de lithium métallique sur l'anode : la perte de capacité est définitive. Victron n'autorise la charge de ses batteries qu'à partir de +5 °C et précise qu'abaisser ce seuil annule la garantie ; les autres marques annoncent des seuils compris entre −5 et +5 °C. La décharge, elle, reste possible jusqu'à environ −20 °C.
Installez donc le parc dans le volume chauffé du véhicule, jamais dans un coffre extérieur ni sous le plancher en usage hivernal, et choisissez une batterie à réchauffeur intégré pour le grand froid. Vérifiez aussi que le BMS coupe bien la charge sous son seuil et la rétablit au réchauffement : toutes les batteries d'entrée de gamme ne le font pas.
Le BMS n'est pas un organe de régulation, c'est une sécurité de dernier recours. S'il déclenche régulièrement, ce sont vos chargeurs qui sont mal paramétrés. Réglez les seuils de coupure de vos appareils au-dessus du seuil du BMS pour qu'ils s'arrêtent proprement avant lui.
Lire la tension aux bornes ne donne qu'une indication grossière de l'état de charge, et quasiment aucune sur une batterie lithium dont la tension reste plate de 90 % à 20 %. Le moniteur mesure en permanence les courants entrants et sortants et en déduit l'état de charge réel.
Son shunt se pose avant tout autre raccordement de négatif, au plus près de la batterie. La règle est absolue : rien d'autre que le négatif du parc ne doit être relié à la borne « Battery only ». Tout ce qui consomme ou recharge, y compris la liaison à la masse du châssis, se raccorde de l'autre côté. Un seul câble mal placé fausse définitivement la mesure.
Côté paramétrage, la valeur qui pose problème est la tension chargée : elle se règle 0,2 à 0,3 V en dessous de la tension de float de votre chargeur, et non à la tension d'absorption. Réglée trop haut, la condition n'est jamais remplie, le moniteur ne se synchronise plus et l'état de charge dérive de jour en jour. En 12 V, on retient 13,2 V, un courant de queue de 2 % en plomb et 4 % en lithium, un exposant de Peukert de 1,25 en plomb et 1,05 en lithium, et un facteur d'efficacité de 85 % contre 98 %.
Le module de protection de batterie coupe les consommateurs lorsque la tension descend sous un seuil réglable. Deux points déterminent sa pose. Il est unidirectionnel : le courant ne peut le traverser que de l'entrée vers la sortie, et traversé à l'envers il est endommagé. Et il n'accepte jamais de convertisseur derrière lui : Victron l'interdit formellement, un convertisseur ou un convertisseur-chargeur ne doit pas être coupé par son entrée continue, il se pilote par son port remote.
En sortie d'usine, les seuils sont très bas : l'appareil ne coupe qu'une fois la batterie déjà profondément déchargée. C'est le paramétrage qui lui donne son intérêt.
Un convertisseur transforme le 12 ou 24 V en 230 V, et c'est tout. Un convertisseur-chargeur réunit un onduleur, un chargeur et un commutateur automatique : branché au réseau, il recharge la batterie et alimente directement le bord. Si vous êtes régulièrement raccordé au 230 V, il évite d'acheter un chargeur séparé et simplifie le câblage.
Attention à deux chiffres qu'on confond souvent. Les watts annoncés en sortie d'onduleur et le courant du relais de transfert n'ont rien à voir : un 12/500 délivre environ 430 W sur batterie, tandis que son relais de 16 A laisse passer près de 3 700 W venus du quai. Et en 230 V alternatif, la puissance réellement disponible vaut environ 0,8 × VA : un convertisseur de 500 VA délivre de l'ordre de 400 W.
Côté sécurité, un interrupteur différentiel 30 mA en tête d'installation est la règle, de préférence de type A : il détecte aussi les courants de défaut à composante continue générés par les chargeurs et les plaques à induction, ce que le type AC ne fait pas. Ajoutez les disjoncteurs adaptés aux circuits, une prise extérieure étanche de type CEE 17 dont la terre est reliée au châssis, et testez le différentiel une fois par an. Ne reliez jamais le neutre du 230 V au négatif 12 V.
C'est la source la plus efficace en hiver et par mauvais temps, dès lors qu'on roule régulièrement. Contrairement au coupleur-séparateur, qui met simplement les deux batteries en parallèle et n'apporte qu'un appoint, le chargeur DC-DC délivre une charge régulée en trois étapes et peut amener le parc à 100 %. Il est par ailleurs compatible avec les véhicules Euro 5 et Euro 6 à alternateur intelligent, que le coupleur ne sait pas gérer : en pratique, à partir de 2011 environ.
La règle de dimensionnement est simple : ne dépassez pas la moitié de la puissance nominale de l'alternateur, faute de quoi il chauffe, notamment au ralenti et dans les embouteillages. Sur un alternateur de 120 A, courant sur un fourgon récent, ne demandez pas plus de 60 A environ : un chargeur de 30 A laisse une marge confortable, un 50 A passe encore, deux unités de 30 A en parallèle sont à éviter.
Deux oublis classiques. Le connecteur « remote » doit être retiré pendant le montage puis remis en place : oublié, l'appareil n'enverra jamais de courant, même moteur tournant. Et sur un modèle non isolé, le négatif doit impérativement revenir côté « Load and charge » du shunt, sans quoi le courant de charge n'est pas compté.
L'ordre de branchement n'est pas négociable : la batterie d'abord, pour que le régulateur reconnaisse la tension du système, les panneaux ensuite. Dans l'ordre inverse, le régulateur peut se tromper de tension et appliquer une tension inadaptée à la batterie. Au débranchement, on fait le contraire. Il n'existe par ailleurs aucune protection contre l'inversion de polarité côté batterie : une inversion détruit l'appareil, hors garantie.
Dans une référence du type 100/30, le premier chiffre est la tension photovoltaïque maximale admissible et le second le courant de sortie vers la batterie — c'est lui qui détermine le fusible et la section côté batterie. Comptez 6 mm² jusqu'à 30 A, 16 mm² jusqu'à 50 A, 25 mm² jusqu'à 60 A. Le fusible côté batterie devient obligatoire à partir du 100/30 inclus.
Le point le plus souvent négligé concerne le froid : la tension à vide d'un panneau augmente quand la température baisse. Un champ qui affiche 90 V à 25 °C peut dépasser 100 V par un matin d'hiver ensoleillé à −10 °C et détruire un régulateur limité à 100 V. Additionnez les tensions à vide de tous les panneaux en série, majorez d'environ 20 %, et gardez le total sous la tension maximale du régulateur. Pour le calibre, voir comment dimensionner un régulateur solaire MPPT.
Sur un toit de van, le montage en parallèle est plus tolérant aux ombrages — lanterneau, antenne, climatiseur, galerie — que le montage en série, qui pénalise toute la chaîne dès qu'une ombre passe. Prévoyez une lame d'air sous les panneaux : collé à plat sur la tôle, un panneau chauffe et perd du rendement.
Dans un véhicule en mouvement, une mise à la terre classique est impossible. On réalise une mise à la masse : la connexion se fait sur une partie métallique du châssis, qui sert de référence de potentiel.
Il n'existe qu'une seule liaison entre le négatif de puissance et le châssis, placée près de la batterie auxiliaire, côté « Load and charge » du shunt. Multiplier les liaisons négatif-châssis crée des boucles de masse et fausse la mesure du moniteur. En revanche, chaque appareil qui possède une borne de masse doit y être relié : le régulateur en 6 mm², le convertisseur avec une section au moins égale à la moitié de celle des câbles de batterie. La batterie moteur, elle, est déjà reliée à la masse d'origine.
Dernier détail, et il en fait rater beaucoup : la peinture est un isolant. Décapez-la sur toute la surface de contact, serrez avec une rondelle éventée, reprotégez le pourtour contre la corrosion, puis vérifiez la continuité au multimètre.
Aucune des quatre n'est couverte par la garantie constructeur.
Sur la plupart des camping-cars de série, un boîtier EBL centralise la gestion des charges et des décharges. Il est conçu pour des batteries gel, AGM ou plomb et ne sait pas ajuster sa tension de charge au lithium : la batterie n'atteint jamais 100 %, ou subit des tensions inadaptées.
La solution consiste à externaliser la charge. L'EBL est conservé pour la distribution basse tension, où il remplace avantageusement un tableau 12 V, mais toutes les sources de charge — chargeur secteur, chargeur DC-DC, régulateur solaire — sont raccordées directement à la batterie et paramétrées pour le lithium. Chaque modèle d'EBL ayant ses particularités, envoyez-nous une photo du boîtier et sa référence avant de commander.
La certification VASP atteste que votre véhicule aménagé respecte les normes de sécurité nécessaires à la vie à bord. Certains assureurs acceptent les véhicules non homologués, beaucoup l'exigent, et la question se repose toujours en cas de sinistre.
Côté électrique, préparez un coupe-batterie accessible sans outil depuis l'intérieur, une protection du réseau 230 V avec disjoncteur et différentiel 30 mA en tête, les certificats R10 de chaque équipement électronique utilisable en roulant, ainsi que votre schéma, vos factures et les fiches techniques. Un point revient souvent : des contrôleurs réclament un certificat R10 pour les panneaux solaires, alors qu'un panneau est un générateur passif — ce sont les appareils électroniques qui portent ce marquage, et la justification se fait référence par référence.
Les exigences évoluent et s'interprètent différemment d'un centre à l'autre : renseignez-vous auprès de la DREAL de votre région avant de commencer l'aménagement.
Envoyez-nous votre projet : nos ingénieurs vérifient gratuitement l'ordre de montage, les sections, les calibres de fusible et la compatibilité panneaux / régulateur, établissent un schéma personnalisé et assurent la mise en service à distance, comme ils le font depuis 2014. Appelez le 01 88 24 25 26 du lundi au vendredi, de 9h à 18h, ou écrivez à relationclient@myshop-solaire.com.
Pour aller plus loin : le guide de montage et de paramétrage pour véhicules au format PDF, qui détaille chaque réglage appareil par appareil, nos kits solaires pour van, fourgon et camping-car, la page comment monter un kit solaire autonome et l'ensemble de nos guides de montage.