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Comment paramétrer un parc Pylontech avec un Victron ?

Un parc Pylontech n'est pas reconnu tout seul : il faut déclarer la bonne capacité dans le convertisseur-chargeur, 50 Ah par module, passer la chimie en lithium fer phosphate, et régler le port de communication à 500 kbit/s, vitesse que Pylontech impose. Sans ces trois réglages, l'installation fonctionne en apparence mais l'état de charge affiché est faux et les limites du BMS ne sont pas respectées.

Ce qu'il faut avant de commencer

Côté matériel : une interface MK3 pour dialoguer avec le convertisseur-chargeur, un câble Ethernet, une connexion internet et un PC sous Windows — les outils de configuration ne fonctionnent pas sous macOS. Côté logiciel : l'application de configuration du fabricant, l'utilitaire de paramétrage du convertisseur-chargeur et le pilote de l'interface MK3.

Le convertisseur-chargeur doit tourner en firmware 469 ou supérieur. Mettez-le à jour avant toute chose : sur les appareils anciens, la mise à jour peut demander un outil dédié et doit parfois être relancée deux fois pour aboutir. L'accès aux réglages avancés est protégé par un mot de passe, que le fabricant communique aux installateurs — notre bureau d'études vous le fournit si vous avez acheté le kit chez nous.

L'erreur à ne pas faire au branchement

Avant de connecter l'interface MK3, débranchez le câble RJ45 entre le superviseur et le convertisseur-chargeur. Pendant toute la phase de paramétrage, le convertisseur-chargeur ne doit être relié qu'aux batteries et à l'interface. Deux maîtres sur le même bus de communication, et les réglages ne passent pas.

Les réglages du convertisseur-chargeur

Onglet général. Vérifiez la fréquence du système et activez le moniteur de batterie. Si un groupe électrogène alimente l'installation, limitez le courant d'entrée à la valeur réelle du groupe : pour 3 000 W en 230 V, cela donne environ 13 A.

La capacité du parc. C'est le réglage le plus souvent oublié. Chaque module US2000C compte pour 50 Ah : deux modules font 100 Ah, trois en font 150. Une capacité mal déclarée fausse l'état de charge affiché pendant toute la vie de l'installation.

Onglet onduleur. Activez l'assistance de puissance, et réglez les seuils de coupure et de pré-alarme. Un point pratique : si votre groupe électrogène démarre sur un seuil de tension, la pré-alarme doit être relevée, sinon le groupe se lance trop tard.

Onglet chargeur. Passez la chimie en lithium fer phosphate, et reprenez les tensions d'absorption et de maintien de la fiche technique de la batterie — pas celles d'un profil générique. Le courant de charge peut être porté au maximum si le parc le permet.

Une fois les réglages envoyés, débranchez l'interface MK3, rebranchez le superviseur, puis coupez et rétablissez l'alimentation du convertisseur-chargeur pour qu'il redémarre proprement.

Le régulateur MPPT

Il se configure en Bluetooth, en mode expert : aucun préréglage de batterie ne correspond à un parc Pylontech piloté par son BMS. Une fois le système complet communicant, le contrôle externe du MPPT est pris en charge par le BMS de la batterie : les valeurs affichées doivent correspondre à celles lues dans l'application.

Le superviseur et le réglage qui bloque tout

Le superviseur doit être relié à internet, en Ethernet, en Wi-Fi ou par modem : c'est une condition du suivi à distance et de la prise en charge en garantie. Activez la communication bidirectionnelle avec le portail de supervision, et prévoyez une carte microSD pour les sauvegardes.

Si la batterie n'est pas détectée sur le port de communication CAN, la cause est presque toujours la même : la vitesse du port doit être réglée sur 500 kbit/s, valeur imposée par Pylontech. C'est le premier point à vérifier avant de suspecter un câble ou un module.

Côté gestion de charge partagée, le courant de charge maximal est fixé automatiquement à 25 A par batterie, et peut être abaissé. Activer le capteur de courant partagé applique cette limite à la fois au convertisseur-chargeur et au MPPT, ce qui évite qu'ils se additionnent au-delà de ce que le parc accepte.

Les limites du BMS à connaître

Paramètre Valeur
Coupure basse tension 44,5 V ou moins
Coupure haute tension 54 V ou moins
Limite de courant de décharge à 0 A 47 V
Température admissible en décharge –10 à 50 °C
Température admissible en charge 0 à 50 °C
Crête de charge ou décharge 102 A pendant 15 s, 200 A pendant 0,1 s
Courant de court-circuit 400 A

Le seuil de 47 V mérite une attention particulière : à cette tension, le BMS ramène la limite de courant de décharge à zéro et le convertisseur-chargeur s'arrête. Ce n'est pas une panne, c'est une protection — mais si elle se déclenche régulièrement, c'est que le parc est sous-dimensionné pour la consommation du soir.

La plage de température en charge, qui démarre à 0 °C, conditionne l'implantation : un local non chauffé en hiver empêche la recharge au moment où elle serait la plus utile.

Les vérifications finales

Trois contrôles avant de considérer l'installation en service. Le nombre de batteries détectées et la capacité totale doivent correspondre à ce qui est installé, à raison de 50 Ah par module. Les valeurs lues sur le MPPT doivent correspondre à celles du superviseur. Et si un groupe électrogène alimente le chargeur, il doit être de type inverter ou régulé AVR : un groupe à courant de mauvaise qualité sera rejeté par le convertisseur-chargeur.

Faire paramétrer votre installation à distance

Ce paramétrage fait partie de notre service de mise en service à distance, gratuit sur les installations que nous fournissons, et assuré par nos ingénieurs depuis 2014. Écrivez à sav@myshop-solaire.com ou passez par la page Contactez-nous.

Pour aller plus loin : nos batteries, nos convertisseurs-chargeurs, la rubrique guides de montage et la notice comment monter un kit solaire autonome.

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