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Formulaire de contactCamping-car, van ou fourgon aménagé : une installation nomade alimente un circuit de servitude, indépendant du circuit moteur. Frigo, éclairage, pompe à eau, recharge d'ordinateur — c'est ce parc-là que le solaire entretient, pas la batterie de démarrage.
Les trois guides ci-dessous couvrent les configurations à un, deux ou trois panneaux avec régulateur MPPT. Le principe reste le même ; ce qui change, c'est le câblage du champ photovoltaïque et le dimensionnement du régulateur.
Le point le plus souvent négligé : le toit d'un véhicule vibre, chauffe et se déforme. La fixation des panneaux et l'étanchéité du passage de toit méritent autant d'attention que le schéma électrique.
Vidéo : Configuration du BMV 700 - spéciale batterie Plomb, GEL & AGM
Un contrôleur de batterie à shunt n'affiche un état de charge juste qu'une fois paramétré. Sur un parc plomb, GEL ou AGM, cinq valeurs comptent : la capacité du parc en ampères-heures, la tension considérée comme « batterie chargée », le courant de queue, le coefficient de Peukert et le rendement de charge. La vidéo ci-dessous montre la manipulation ; le rôle de chaque paramètre et les ordres de grandeur à viser sont détaillés en dessous.
Rédigé par Lucas, ingénieur au bureau d'études MyShop Solaire — kits solaires et stockage d'énergie depuis 2014. Mis à jour le 6 octobre 2026.
Un contrôleur de batterie ne devine rien. Il compte les ampères-heures qui entrent et sortent par son shunt, puis convertit ce compte en pourcentage d'état de charge — à partir des paramètres que vous lui donnez. Sorti du carton, il affiche donc un état de charge faux. Trois réglages suffisent à le rendre juste, les autres affinent.
Absolument tous les consommateurs et toutes les sources de charge doivent passer par le shunt, placé sur le pôle négatif du parc. Un seul câble raccordé en direct sur le négatif de la batterie et le compteur dérive, lentement mais inéluctablement. C'est la cause numéro un des contrôleurs qui « affichent n'importe quoi », bien avant un mauvais réglage.
La capacité du parc en ampères-heures : la capacité totale réellement installée, pas celle d'une seule batterie. Deux batteries de 100 Ah en parallèle font 200 Ah ; en série, elles font toujours 100 Ah mais à tension double.
La tension de « batterie chargée » : le seuil au-dessus duquel le contrôleur considère le parc plein et remet son compteur à 100 %. On le place légèrement sous la tension d'absorption de votre chargeur ou régulateur, sinon la remise à 100 % ne se produit jamais.
Le courant de queue : le courant de charge résiduel, exprimé en pourcentage de la capacité, en dessous duquel le parc est considéré comme plein. Il évite une remise à 100 % prématurée dès que la tension monte.
Deux paramètres supplémentaires comptent vraiment sur du plomb. Le coefficient de Peukert traduit le fait qu'une batterie plomb restitue moins de capacité quand on la décharge vite : une 100 Ah vidée en deux heures ne donne pas 100 Ah. La valeur usuelle tourne autour de 1,25 pour du plomb, et elle dépend de la technologie exacte — ouvert, AGM ou GEL. Le rendement de charge, lui, exprime qu'il faut injecter plus d'ampères-heures qu'on en ressort : on se situe généralement entre 85 et 95 % selon l'état et la technologie du parc.
Côté usage, retenez une limite : ne descendez pas sous 50 % d'état de charge si vous voulez atteindre la durée de vie annoncée, et remontez à 100 % régulièrement. Réglez l'alarme de décharge du contrôleur sur ce seuil : c'est tout l'intérêt d'avoir une mesure fiable.
Le test est simple : chargez le parc jusqu'à ce que votre régulateur passe en floating. Le contrôleur doit afficher 100 % à ce moment-là, et zéro ampère-heure consommé. S'il affiche 94 % ou 100 % trop tôt, c'est la tension de « batterie chargée » ou le courant de queue qu'il faut reprendre. Refaites ce contrôle quelques jours après la mise en service, puis une fois par an.
Les libellés, l'ordre des menus et les valeurs par défaut changent d'une version de firmware à l'autre. Une procédure écrite périmée conduit à modifier le mauvais paramètre, ce qui est pire que de ne rien toucher. La vidéo ci-dessus montre la manipulation ; pour les valeurs exactes adaptées à votre parc, passez par nous.
Envoyez-nous la référence de votre contrôleur, celle de vos batteries, la capacité totale du parc et la référence de votre régulateur ou chargeur à sav@myshop-solaire.com : nos techniciens vous renvoient gratuitement la liste des valeurs à saisir pour votre installation.
La batterie de servitude. Une batterie de démarrage n'est pas faite pour être déchargée lentement et régulièrement. Le solaire alimente un parc à décharge lente — AGM, gel ou lithium — séparé du circuit moteur.
La fixation et l'étanchéité. Vibrations, dilatation, lavages haute pression : les points de fixation et le passage de câble en toiture sont les deux endroits où les ennuis commencent. Presse-étoupe et mastic adapté ne sont pas optionnels.
La longueur de câble. Dans un véhicule, le régulateur se place au plus près de la batterie, pas des panneaux. Plus la liaison est longue, plus la section doit être généreuse sous peine de chute de tension.
La ventilation. Un parc plomb ouvert dégage de l'hydrogène en charge et ne s'installe pas dans un volume fermé habité. AGM, gel et lithium sont plus souples, mais gardent besoin d'air pour ne pas cuire.
Mieux vaut poser la question que percer deux fois.