Câbles Triphasés

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qui change par rapport à une liaison monophasée ?

Le nombre de conducteurs et la répartition de la puissance. En triphasé 400 V, la même puissance circule sous une intensité plus faible, ce qui permet des sections plus modestes à longueur égale. En revanche la liaison comporte trois phases, le neutre et la terre, et l'équilibre entre les trois phases devient un point à surveiller.

Quelle section pour une liaison triphasée ?

Pour un départ de 16 A par phase, 2,5 mm² convient sur une courte distance et 4 mm² jusqu'à une trentaine de mètres ; au-delà de 25 A par phase on part sur 6 à 10 mm². Comme en monophasé, c'est la chute de tension admissible qui tranche, calculée cette fois sur la tension entre phases.

Le neutre est-il nécessaire ?

Il l'est dès que l'onduleur en a besoin pour sa mesure ou pour son alimentation interne, ce qui est le cas de la grande majorité des appareils raccordés au réseau en France. La fiche technique précise le régime attendu ; un raccordement sans neutre sur un appareil qui l'exige empêche le démarrage ou fausse la détection de réseau.

Faut-il équilibrer la production sur les trois phases ?

Oui. Un onduleur triphasé injecte par construction de façon équilibrée, mais une installation composée de plusieurs appareils monophasés doit répartir les puissances pour ne pas charger une seule phase. Un déséquilibre marqué se traduit par une mesure fausse côté compteur et par une facturation qui ne reflète pas la production.

Quelles protections prévoir sur la liaison ?

Un disjoncteur dédié, calibré sur l'intensité maximale de sortie de l'onduleur et sur la section du câble, avec un dispositif différentiel à l'origine du circuit. Le sectionnement doit rester accessible et repéré, de façon qu'une intervention sur l'installation puisse être consignée sans couper toute la maison.