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Sur un contrôleur de batterie à deux entrées, la sonde de température se raccorde sur la seconde entrée de mesure, celle qui peut aussi servir à surveiller une deuxième batterie ou le point milieu d'un parc en série. Il faut donc déclarer son usage dans les réglages : laissée sur le mauvais mode, l'entrée génère des alarmes incompréhensibles. Le schéma de raccordement figure ci-dessous ; voici à quoi sert la mesure et où placer la sonde.
Par Bluetooth, depuis l'application gratuite VictronConnect : activez le Bluetooth du téléphone, sélectionnez l'appareil dans la liste et saisissez le code PIN par défaut 000000. Prévoyez une connexion internet pour cette première mise en service, le temps des mises à jour.
Le code PIN par défaut d'un contrôleur de batterie BMV est 000000, comme pour les autres appareils Victron à Bluetooth intégré. Une précision utile : seuls les modèles équipés de Bluetooth d'origine, ou équipés d'un dongle VE.Direct Bluetooth, apparaissent dans l'application. Un BMV sans Bluetooth ne sera pas détecté, et ce n'est pas une question de code.
Rien n'est perdu. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'application demande le code PUK : il est inscrit sur l'étiquette de l'appareil, le plus souvent à l'arrière ou sur le flanc, à côté du numéro de série. Il est propre à chaque appareil et ne change jamais. Une fois saisi, le code PIN repasse à sa valeur d'origine, 000000, et vous pouvez en définir un nouveau.
Sur l'étiquette de l'appareil, le plus souvent à l'arrière ou sur le flanc, à côté du numéro de série. Il est propre à chaque appareil : deux régulateurs du même modèle ont deux codes PUK différents. Il sert à réinitialiser le code PIN Bluetooth lorsque celui-ci a été changé puis oublié — c'est la seule façon de reprendre la main sur un appareil dont on a perdu le code.
La tension seule ne suffit pas : une batterie peut afficher 12,8 V au repos et n'avoir plus que la moitié de sa capacité. Pour suivre réellement une batterie auxiliaire, il faut un contrôleur à shunt, qui compte les ampères-heures entrants et sortants et affiche un état de charge en pourcentage, le courant instantané et l'autonomie restante.
Avec une sonde de température placée sur la batterie et raccordée au chargeur, au convertisseur-chargeur ou au contrôleur de batterie. Ce n'est pas un gadget : les tensions de charge d'une batterie plomb dépendent de sa température, et une charge non compensée sulfate le parc en hiver ou l'assèche en été. Sur un parc lithium, en revanche, c'est le BMS qui assure cette surveillance.
Parce qu'un contrôleur de batterie ne mesure pas l'état de charge : il compte les ampères-heures entrants et sortants. Ce comptage ne redevient exact qu'au moment où il se resynchronise sur une charge complète. Sans synchronisation régulière, ou si la capacité déclarée ne correspond plus à celle du parc, le pourcentage dérive.
Synchroniser un contrôleur de batterie, c'est lui dire « le parc est plein, remets ton compteur à 100 % ». L'opération n'a de sens que si la batterie est réellement chargée à 100 % au moment où vous la faites : sinon vous figez une erreur au lieu de la corriger. La procédure manuelle est rappelée ci-dessous ; mais si vous devez la répéter souvent, c'est le réglage automatique qu'il faut corriger, pas le compteur.
La synchronisation automatique ne se déclenche que lorsque trois conditions sont réunies en même temps : la tension dépasse le seuil de « batterie chargée », le courant de charge est tombé sous le courant de queue, et ces deux conditions tiennent pendant la durée paramétrée. Si une seule manque, le contrôleur ne se recale jamais et son pourcentage dérive. Dans la grande majorité des cas, la cause est que la batterie n'atteint jamais sa charge complète.
Ces icônes clignotantes signifient que le contrôleur n'est pas synchronisé : il compte bien les ampères-heures, mais il ne sait pas d'où il part, donc le pourcentage affiché n'a pas de valeur. Ce n'est pas une panne. Chargez complètement le parc jusqu'à ce que votre régulateur ou chargeur passe en floating : la synchronisation se fait alors automatiquement et les icônes cessent de clignoter.
Le shunt est monté à l'envers. Ses deux côtés ne sont pas interchangeables : l'un reçoit uniquement le câble allant au pôle négatif de la batterie, l'autre reçoit tout le reste — consommateurs, régulateur, chargeur, convertisseur. Inversés, les mesures sont justes en valeur mais inversées en signe. Il suffit de permuter les deux côtés du shunt, installation hors tension.
Dans la quasi-totalité des cas, l'appareil n'est pas en panne : il n'est pas alimenté. Trois points à contrôler en priorité — le fusible du fil positif, le câble reliant le shunt à l'écran, et le raccordement du shunt sur le pôle négatif de la batterie.
Dans neuf cas sur dix, c'est un problème de câblage du shunt : le courant ne passe pas par lui, donc le contrôleur ne le voit pas. Vérifiez que le shunt est bien placé sur le pôle négatif du parc, côté batterie, et que tous les consommateurs et toutes les sources de charge sont raccordés de l'autre côté — aucun câble ne doit être fixé directement sur le pôle négatif de la batterie, en dehors de celui qui va au shunt.
Le port VE.Direct est un port de communication : il ne transporte aucune puissance. Il sert à relier l'appareil à un dongle Bluetooth, à un câble USB vers un ordinateur, ou à un écran de supervision. Ce qu'il apporte n'est pas du confort : c'est l'accès au paramétrage complet et à l'historique de l'appareil — les deux choses qui permettent de diagnostiquer une installation qui ne se comporte pas comme prévu.
Le relais programmable d'un contrôleur de batterie est un contact sec — un simple interrupteur commandé — qui se ferme ou s'ouvre selon une condition que vous choisissez : état de charge, tension, courant, température ou alarme. Il ne fait transiter aucune puissance : il commande. C'est lui qui permet de faire démarrer un groupe électrogène quand le parc descend sous 50 %, ou de couper un consommateur non prioritaire avant que la batterie ne soit vide.
La tension médiane est la tension mesurée au point milieu d'un parc de batteries câblé en série. En comparant les deux moitiés du parc, on détecte très tôt qu'une batterie se dégrade : si l'une faiblit, les deux moitiés ne se partagent plus la tension à égalité, et l'écart déclenche une alarme bien avant que la panne ne soit visible à l'usage.
Oui, par le menu de configuration de l'appareil. Mais une précaution essentielle : si vous le désactivez depuis l'application, vous perdez par la même occasion le seul moyen de le réactiver à distance. Sur un contrôleur de batterie à écran, la réactivation reste possible depuis les boutons de l'appareil — encore faut-il pouvoir y accéder.
Ce modèle se paramètre en trois temps : les cinq valeurs qui rendent le comptage juste — capacité du parc, tension « batterie chargée », courant de queue, Peukert, rendement de charge — les deux dernières étant très différentes selon que votre parc est au plomb ou au lithium ; l'affectation de la seconde entrée ; et la connexion Bluetooth, qui permet de tout régler depuis un smartphone. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
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