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La tension seule ne suffit pas : une batterie peut afficher 12,8 V au repos et n'avoir plus que la moitié de sa capacité. Pour suivre réellement une batterie auxiliaire, il faut un contrôleur à shunt, qui compte les ampères-heures entrants et sortants et affiche un état de charge en pourcentage, le courant instantané et l'autonomie restante.
Sur un contrôleur de batterie à deux entrées, la sonde de température se raccorde sur la seconde entrée de mesure, celle qui peut aussi servir à surveiller une deuxième batterie ou le point milieu d'un parc en série. Il faut donc déclarer son usage dans les réglages : laissée sur le mauvais mode, l'entrée génère des alarmes incompréhensibles. Le schéma de raccordement figure ci-dessous ; voici à quoi sert la mesure et où placer la sonde.
Avec une sonde de température placée sur la batterie et raccordée au chargeur, au convertisseur-chargeur ou au contrôleur de batterie. Ce n'est pas un gadget : les tensions de charge d'une batterie plomb dépendent de sa température, et une charge non compensée sulfate le parc en hiver ou l'assèche en été. Sur un parc lithium, en revanche, c'est le BMS qui assure cette surveillance.
Parce qu'un contrôleur de batterie ne mesure pas l'état de charge : il compte les ampères-heures entrants et sortants. Ce comptage ne redevient exact qu'au moment où il se resynchronise sur une charge complète. Sans synchronisation régulière, ou si la capacité déclarée ne correspond plus à celle du parc, le pourcentage dérive.
Synchroniser un contrôleur de batterie, c'est lui dire « le parc est plein, remets ton compteur à 100 % ». L'opération n'a de sens que si la batterie est réellement chargée à 100 % au moment où vous la faites : sinon vous figez une erreur au lieu de la corriger. La procédure manuelle est rappelée ci-dessous ; mais si vous devez la répéter souvent, c'est le réglage automatique qu'il faut corriger, pas le compteur.
La synchronisation automatique ne se déclenche que lorsque trois conditions sont réunies en même temps : la tension dépasse le seuil de « batterie chargée », le courant de charge est tombé sous le courant de queue, et ces deux conditions tiennent pendant la durée paramétrée. Si une seule manque, le contrôleur ne se recale jamais et son pourcentage dérive. Dans la grande majorité des cas, la cause est que la batterie n'atteint jamais sa charge complète.
Ces icônes clignotantes signifient que le contrôleur n'est pas synchronisé : il compte bien les ampères-heures, mais il ne sait pas d'où il part, donc le pourcentage affiché n'a pas de valeur. Ce n'est pas une panne. Chargez complètement le parc jusqu'à ce que votre régulateur ou chargeur passe en floating : la synchronisation se fait alors automatiquement et les icônes cessent de clignoter.
Le shunt est monté à l'envers. Ses deux côtés ne sont pas interchangeables : l'un reçoit uniquement le câble allant au pôle négatif de la batterie, l'autre reçoit tout le reste — consommateurs, régulateur, chargeur, convertisseur. Inversés, les mesures sont justes en valeur mais inversées en signe. Il suffit de permuter les deux côtés du shunt, installation hors tension.
Dans la quasi-totalité des cas, l'appareil n'est pas en panne : il n'est pas alimenté. Trois points à contrôler en priorité — le fusible du fil positif, le câble reliant le shunt à l'écran, et le raccordement du shunt sur le pôle négatif de la batterie.
Dans neuf cas sur dix, c'est un problème de câblage du shunt : le courant ne passe pas par lui, donc le contrôleur ne le voit pas. Vérifiez que le shunt est bien placé sur le pôle négatif du parc, côté batterie, et que tous les consommateurs et toutes les sources de charge sont raccordés de l'autre côté — aucun câble ne doit être fixé directement sur le pôle négatif de la batterie, en dehors de celui qui va au shunt.
Le port VE.Direct est un port de communication : il ne transporte aucune puissance. Il sert à relier l'appareil à un dongle Bluetooth, à un câble USB vers un ordinateur, ou à un écran de supervision. Ce qu'il apporte n'est pas du confort : c'est l'accès au paramétrage complet et à l'historique de l'appareil — les deux choses qui permettent de diagnostiquer une installation qui ne se comporte pas comme prévu.
Le relais programmable d'un contrôleur de batterie est un contact sec — un simple interrupteur commandé — qui se ferme ou s'ouvre selon une condition que vous choisissez : état de charge, tension, courant, température ou alarme. Il ne fait transiter aucune puissance : il commande. C'est lui qui permet de faire démarrer un groupe électrogène quand le parc descend sous 50 %, ou de couper un consommateur non prioritaire avant que la batterie ne soit vide.
Un contrôleur de batterie à shunt n'affiche un état de charge juste qu'une fois paramétré. Sur un parc plomb, GEL ou AGM, cinq valeurs comptent : la capacité du parc en ampères-heures, la tension considérée comme « batterie chargée », le courant de queue, le coefficient de Peukert et le rendement de charge. La vidéo ci-dessous montre la manipulation ; le rôle de chaque paramètre et les ordres de grandeur à viser sont détaillés en dessous.
Sur un parc lithium, le paramétrage d'un contrôleur de batterie à shunt est encore plus déterminant que sur du plomb : la courbe de tension étant très plate, la tension ne renseigne presque pas sur l'état de charge, et c'est le comptage des ampères-heures qui fait tout. Cinq valeurs comptent : la capacité du parc, la tension considérée comme « batterie chargée », le courant de queue, le coefficient de Peukert et le rendement de charge — ces deux derniers étant très différents des valeurs plomb par défaut. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
La tension médiane est la tension mesurée au point milieu d'un parc de batteries câblé en série. En comparant les deux moitiés du parc, on détecte très tôt qu'une batterie se dégrade : si l'une faiblit, les deux moitiés ne se partagent plus la tension à égalité, et l'écart déclenche une alarme bien avant que la panne ne soit visible à l'usage.
Un contrôleur de batterie à deux entrées se paramètre en deux temps : les cinq valeurs qui rendent le comptage juste sur un parc plomb, GEL ou AGM — capacité, tension « batterie chargée », courant de queue, Peukert, rendement de charge — puis l'affectation de la seconde entrée, qui peut surveiller une deuxième batterie, la température du parc ou son point milieu. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
Sur un parc lithium, le paramétrage d'un contrôleur à shunt est déterminant : la tension ne renseigne presque pas sur l'état de charge, tout repose sur le comptage des ampères-heures. Il faut donc reprendre les cinq valeurs de base — capacité, tension « batterie chargée », courant de queue, Peukert, rendement de charge — puis affecter la seconde entrée : deuxième batterie, température ou point milieu. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
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