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Formulaire de contactÀ bord, le solaire entretient le parc de servitude : réfrigérateur, électronique de navigation, feux, pompe de cale. Il ne touche pas à la batterie de démarrage du moteur, qui reste sur son propre circuit.
Les trois guides ci-dessous couvrent les installations à un, deux ou trois panneaux avec régulateur MPPT. Le schéma électrique ressemble à celui d'un véhicule ; ce sont les contraintes du milieu marin qui changent tout.
Trois ennemis spécifiques : le sel, qui attaque tout ce qui n'est pas prévu pour ; l'ombre portée du gréement, qui fait chuter la production bien plus qu'on ne l'imagine ; et le mouvement permanent, qui met à l'épreuve chaque fixation et chaque connexion.
Vidéo : Configuration du BMV 702 - spéciale batterie Lithium
Sur un parc lithium, le paramétrage d'un contrôleur à shunt est déterminant : la tension ne renseigne presque pas sur l'état de charge, tout repose sur le comptage des ampères-heures. Il faut donc reprendre les cinq valeurs de base — capacité, tension « batterie chargée », courant de queue, Peukert, rendement de charge — puis affecter la seconde entrée : deuxième batterie, température ou point milieu. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
Rédigé par Florian, ingénieur au bureau d'études MyShop Solaire — kits solaires et stockage d'énergie depuis 2014. Mis à jour le 6 octobre 2026.
Un contrôleur de batterie ne devine rien. Il compte les ampères-heures qui entrent et sortent par son shunt, puis convertit ce compte en pourcentage d'état de charge — à partir des paramètres que vous lui donnez. Sorti du carton, il affiche donc un état de charge faux. Trois réglages suffisent à le rendre juste, les autres affinent.
Absolument tous les consommateurs et toutes les sources de charge doivent passer par le shunt, placé sur le pôle négatif du parc. Un seul câble raccordé en direct sur le négatif de la batterie et le compteur dérive, lentement mais inéluctablement. C'est la cause numéro un des contrôleurs qui « affichent n'importe quoi », bien avant un mauvais réglage.
La capacité du parc en ampères-heures : la capacité totale réellement installée, pas celle d'une seule batterie. Deux batteries de 100 Ah en parallèle font 200 Ah ; en série, elles font toujours 100 Ah mais à tension double.
La tension de « batterie chargée » : le seuil au-dessus duquel le contrôleur considère le parc plein et remet son compteur à 100 %. On le place légèrement sous la tension d'absorption de votre chargeur ou régulateur, sinon la remise à 100 % ne se produit jamais.
Le courant de queue : le courant de charge résiduel, exprimé en pourcentage de la capacité, en dessous duquel le parc est considéré comme plein. Il évite une remise à 100 % prématurée dès que la tension monte.
Sur du lithium, deux paramètres se simplifient et un point de vigilance apparaît. Le coefficient de Peukert est proche de 1 — autour de 1,05 — parce qu'une batterie lithium restitue pratiquement la même capacité quelle que soit la vitesse de décharge. Le rendement de charge est très élevé, proche de 99 %. Ces deux valeurs sont très différentes de celles d'un parc plomb : laisser les réglages plomb par défaut sur un parc lithium donne un état de charge systématiquement pessimiste.
Le point de vigilance est ailleurs : la courbe de tension d'un lithium est très plate, autour de 13,2 à 13,4 V en 12 V entre 20 et 90 % de charge. La tension ne dit donc presque rien de l'état de charge, ce qui rend le comptage par shunt d'autant plus précieux — et le bon réglage de la tension de « batterie chargée » d'autant plus délicat : trop bas, le contrôleur se remet à 100 % alors que le parc est à moitié plein.
Côté usage, la plage utile va de 10 à 100 % sans pénalité notable. C'est précisément pour exploiter cette plage sans mauvaise surprise qu'une mesure juste devient indispensable.
Certains modèles disposent d'une seconde entrée de mesure, qui peut être affectée à trois usages exclusifs l'un de l'autre : surveiller la tension d'une deuxième batterie — typiquement la batterie de démarrage d'un véhicule —, mesurer la température du parc avec la sonde adaptée, ou suivre le point milieu d'un parc en série. Le choix se fait au paramétrage, et il faut le faire : laissée sur le mauvais mode, cette entrée génère des alarmes incompréhensibles.
La mesure du point milieu est la plus utile sur un parc 24 ou 48 V : elle compare les deux moitiés de la série et signale un déséquilibre avant qu'une batterie ne soit perdue. La mesure de température, elle, permet de corriger la capacité disponible, qui chute nettement au froid sur du plomb comme sur du lithium.
Le test est simple : chargez le parc jusqu'à ce que votre régulateur passe en floating. Le contrôleur doit afficher 100 % à ce moment-là, et zéro ampère-heure consommé. S'il affiche 94 % ou 100 % trop tôt, c'est la tension de « batterie chargée » ou le courant de queue qu'il faut reprendre. Refaites ce contrôle quelques jours après la mise en service, puis une fois par an.
Les libellés, l'ordre des menus et les valeurs par défaut changent d'une version de firmware à l'autre. Une procédure écrite périmée conduit à modifier le mauvais paramètre, ce qui est pire que de ne rien toucher. La vidéo ci-dessus montre la manipulation ; pour les valeurs exactes adaptées à votre parc, passez par nous.
Envoyez-nous la référence de votre contrôleur, celle de vos batteries, la capacité totale du parc et la référence de votre régulateur ou chargeur à sav@myshop-solaire.com : nos techniciens vous renvoient gratuitement la liste des valeurs à saisir pour votre installation.
La corrosion. Le sel s'infiltre partout. Visserie inox qualité marine, cosses serties puis protégées, boîtiers de jonction fermés : tout ce qui est laissé à nu finira par verdir, et une connexion oxydée chauffe avant de lâcher.
L'ombre du gréement. Un hauban, une bôme ou une drisse qui traverse un panneau ne coûte pas un peu de production : elle peut faire chuter tout le panneau. Mieux vaut plusieurs surfaces réparties qu'un grand panneau en plein passage d'ombre.
La fixation. Portique et balcon arrière pour du rigide, bimini ou capote pour du souple : chaque support a ses contraintes. Tout perçage de pont ou de roof demande une étanchéité soignée, faite pour durer sous les embruns et les lavages.
La séparation des circuits. Le parc de servitude et la batterie moteur restent indépendants. Coupe-circuit accessible, protections dimensionnées, et rien qui puisse vider la batterie de démarrage pendant que vous êtes au mouillage.
Sur un bateau, une erreur de montage se répare rarement au ponton.