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Formulaire de contactCes kits sont pensés pour des sites où le réseau est absent, intermittent ou peu fiable, et où l'ensoleillement est important toute l'année. Le stockage y joue un rôle central : c'est lui qui fait la différence entre produire et disposer réellement de l'électricité quand on en a besoin.
Deux gammes, deux usages. Les kits Premium embarquent un convertisseur 230 V et fonctionnent en autonomie complète. Les kits Hybride embarquent un convertisseur/chargeur : ils savent en plus recharger le parc depuis un groupe électrogène ou un réseau disponible par intermittence. Si vous ne pouvez pas dépendre du seul soleil, c'est vers l'hybride qu'il faut aller.
Repérez votre configuration : comptez vos panneaux, relevez la tension du parc de batteries (24 ou 48 V) et vérifiez si votre kit comporte un convertisseur simple ou un convertisseur/chargeur. Chaque guide correspond à une combinaison précise.
Vidéo : Configuration du BMV 700 - spéciale batterie Plomb, GEL & AGM
Un contrôleur de batterie à shunt n'affiche un état de charge juste qu'une fois paramétré. Sur un parc plomb, GEL ou AGM, cinq valeurs comptent : la capacité du parc en ampères-heures, la tension considérée comme « batterie chargée », le courant de queue, le coefficient de Peukert et le rendement de charge. La vidéo ci-dessous montre la manipulation ; le rôle de chaque paramètre et les ordres de grandeur à viser sont détaillés en dessous.
Rédigé par Lucas, ingénieur au bureau d'études MyShop Solaire — kits solaires et stockage d'énergie depuis 2014. Mis à jour le 6 octobre 2026.
Un contrôleur de batterie ne devine rien. Il compte les ampères-heures qui entrent et sortent par son shunt, puis convertit ce compte en pourcentage d'état de charge — à partir des paramètres que vous lui donnez. Sorti du carton, il affiche donc un état de charge faux. Trois réglages suffisent à le rendre juste, les autres affinent.
Absolument tous les consommateurs et toutes les sources de charge doivent passer par le shunt, placé sur le pôle négatif du parc. Un seul câble raccordé en direct sur le négatif de la batterie et le compteur dérive, lentement mais inéluctablement. C'est la cause numéro un des contrôleurs qui « affichent n'importe quoi », bien avant un mauvais réglage.
La capacité du parc en ampères-heures : la capacité totale réellement installée, pas celle d'une seule batterie. Deux batteries de 100 Ah en parallèle font 200 Ah ; en série, elles font toujours 100 Ah mais à tension double.
La tension de « batterie chargée » : le seuil au-dessus duquel le contrôleur considère le parc plein et remet son compteur à 100 %. On le place légèrement sous la tension d'absorption de votre chargeur ou régulateur, sinon la remise à 100 % ne se produit jamais.
Le courant de queue : le courant de charge résiduel, exprimé en pourcentage de la capacité, en dessous duquel le parc est considéré comme plein. Il évite une remise à 100 % prématurée dès que la tension monte.
Deux paramètres supplémentaires comptent vraiment sur du plomb. Le coefficient de Peukert traduit le fait qu'une batterie plomb restitue moins de capacité quand on la décharge vite : une 100 Ah vidée en deux heures ne donne pas 100 Ah. La valeur usuelle tourne autour de 1,25 pour du plomb, et elle dépend de la technologie exacte — ouvert, AGM ou GEL. Le rendement de charge, lui, exprime qu'il faut injecter plus d'ampères-heures qu'on en ressort : on se situe généralement entre 85 et 95 % selon l'état et la technologie du parc.
Côté usage, retenez une limite : ne descendez pas sous 50 % d'état de charge si vous voulez atteindre la durée de vie annoncée, et remontez à 100 % régulièrement. Réglez l'alarme de décharge du contrôleur sur ce seuil : c'est tout l'intérêt d'avoir une mesure fiable.
Le test est simple : chargez le parc jusqu'à ce que votre régulateur passe en floating. Le contrôleur doit afficher 100 % à ce moment-là, et zéro ampère-heure consommé. S'il affiche 94 % ou 100 % trop tôt, c'est la tension de « batterie chargée » ou le courant de queue qu'il faut reprendre. Refaites ce contrôle quelques jours après la mise en service, puis une fois par an.
Les libellés, l'ordre des menus et les valeurs par défaut changent d'une version de firmware à l'autre. Une procédure écrite périmée conduit à modifier le mauvais paramètre, ce qui est pire que de ne rien toucher. La vidéo ci-dessus montre la manipulation ; pour les valeurs exactes adaptées à votre parc, passez par nous.
Envoyez-nous la référence de votre contrôleur, celle de vos batteries, la capacité totale du parc et la référence de votre régulateur ou chargeur à sav@myshop-solaire.com : nos techniciens vous renvoient gratuitement la liste des valeurs à saisir pour votre installation.
La chaleur. Un panneau chaud produit moins que sa puissance nominale, et une batterie qui travaille en ambiance élevée vieillit plus vite. Laissez circuler l'air sous les panneaux, et installez le parc dans le local le plus frais et le mieux ventilé possible.
La poussière. Une couche de sable ou de poussière sur le verre coûte de la production tous les jours, en silence. Un nettoyage régulier à l'eau claire, le matin ou le soir plutôt qu'en plein soleil, se rentabilise vite.
Les protections. Côté continu comme côté alternatif, chaque circuit a les siennes. Sur un site isolé, un parafoudre et une mise à la terre soignée ne sont pas du luxe : ils protègent un matériel difficile à remplacer rapidement.
L'autonomie de maintenance. Loin d'un revendeur, chaque pièce compte. Notez les références de votre régulateur, de votre convertisseur et de vos batteries dès l'installation, et gardez les notices : c'est ce qui permet de diagnostiquer à distance.
Nous accompagnons aussi les projets hors de France métropolitaine.