Tuiles mécaniques

Questions fréquentes

Comment reconnaît-on une tuile mécanique ?

C'est une tuile à emboîtement, dotée de nervures et de rainures qui s'imbriquent avec ses voisines, posée en rangs réguliers et sans recouvrement important. Elle se distingue de la tuile canal, en demi-cylindre posé en deux couches, et de la tuile plate, plus petite et posée à recouvrement.

Quel crochet choisir pour ce type de couverture ?

Un crochet réglable en hauteur et en profondeur, qui se visse sur le liteau ou sur le chevron et ressort entre deux rangs sans forcer sur la tuile. Le réglage est essentiel : il sert à rattraper la hauteur de l'emboîtement, qui varie d'un modèle de tuile à l'autre, et à éviter que la tuile ne repose sur le crochet.

Faut-il découper ou percer les tuiles ?

Non dans la très grande majorité des cas : le crochet passe dans le jeu de l'emboîtement. Sur une tuile à relief très marqué, on meule légèrement le dessous de la tuile au droit du passage, jamais sa face exposée. Une tuile qui porte sur le crochet finit par se fissurer sous la charge de neige.

Combien de crochets faut-il par panneau ?

Quatre au minimum, répartis sur deux rails. L'écartement se resserre selon l'exposition : de l'ordre d'un crochet tous les 1,20 à 1,40 m en situation courante, et jusqu'à un par mètre en zone de vent soutenu ou de neige abondante.

Le crochet se visse-t-il sur le liteau ou sur le chevron ?

Sur le chevron quand c'est possible, car il reprend mieux l'arrachement. Le vissage sur liteau est admis lorsque le liteau est sain et de section suffisante, mais il faut alors une platine à deux points de fixation. Un liteau fendu ou attaqué se remplace avant la pose, pas après.

Faut-il remonter la couverture pour installer les crochets ?

Oui, rang par rang et localement : on soulève les tuiles au droit de chaque crochet, on fixe, puis on repose. L'opération ne demande pas de découvrir la toiture entière, mais elle impose de travailler par temps sec et de disposer de quelques tuiles de rechange.