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Formulaire de contactUne installation autonome fonctionne sans raccordement au réseau : la production est stockée sur batteries, et c'est ce parc qui alimente vos appareils. Le dimensionnement du régulateur, la tension des batteries et la présence ou non d'un convertisseur changent tout le câblage.
Vous trouverez ci-dessous un guide par configuration, d'un panneau unique avec régulateur PWM jusqu'à huit panneaux en 48 V avec convertisseur/chargeur. Choisissez celui qui correspond exactement à votre matériel.
Repérez votre configuration : comptez vos panneaux, relevez le type de régulateur (PWM ou MPPT) et la tension de votre parc de batteries (12, 24 ou 48 V), puis vérifiez si votre installation comporte un convertisseur 230 V ou un convertisseur/chargeur.
Vidéo : Configuration du BMV 712 - spéciale batterie Plomb, GEL, AGM & Lithium
Ce modèle se paramètre en trois temps : les cinq valeurs qui rendent le comptage juste — capacité du parc, tension « batterie chargée », courant de queue, Peukert, rendement de charge — les deux dernières étant très différentes selon que votre parc est au plomb ou au lithium ; l'affectation de la seconde entrée ; et la connexion Bluetooth, qui permet de tout régler depuis un smartphone. La vidéo montre la manipulation ; les explications suivent.
Rédigé par Bastien, ingénieur au bureau d'études MyShop Solaire — kits solaires et stockage d'énergie depuis 2014. Mis à jour le 6 octobre 2026.
Un contrôleur de batterie ne devine rien. Il compte les ampères-heures qui entrent et sortent par son shunt, puis convertit ce compte en pourcentage d'état de charge — à partir des paramètres que vous lui donnez. Sorti du carton, il affiche donc un état de charge faux. Trois réglages suffisent à le rendre juste, les autres affinent.
Absolument tous les consommateurs et toutes les sources de charge doivent passer par le shunt, placé sur le pôle négatif du parc. Un seul câble raccordé en direct sur le négatif de la batterie et le compteur dérive, lentement mais inéluctablement. C'est la cause numéro un des contrôleurs qui « affichent n'importe quoi », bien avant un mauvais réglage.
La capacité du parc en ampères-heures : la capacité totale réellement installée, pas celle d'une seule batterie. Deux batteries de 100 Ah en parallèle font 200 Ah ; en série, elles font toujours 100 Ah mais à tension double.
La tension de « batterie chargée » : le seuil au-dessus duquel le contrôleur considère le parc plein et remet son compteur à 100 %. On le place légèrement sous la tension d'absorption de votre chargeur ou régulateur, sinon la remise à 100 % ne se produit jamais.
Le courant de queue : le courant de charge résiduel, exprimé en pourcentage de la capacité, en dessous duquel le parc est considéré comme plein. Il évite une remise à 100 % prématurée dès que la tension monte.
Deux paramètres supplémentaires comptent vraiment sur du plomb. Le coefficient de Peukert traduit le fait qu'une batterie plomb restitue moins de capacité quand on la décharge vite : une 100 Ah vidée en deux heures ne donne pas 100 Ah. La valeur usuelle tourne autour de 1,25 pour du plomb, et elle dépend de la technologie exacte — ouvert, AGM ou GEL. Le rendement de charge, lui, exprime qu'il faut injecter plus d'ampères-heures qu'on en ressort : on se situe généralement entre 85 et 95 % selon l'état et la technologie du parc.
Côté usage, retenez une limite : ne descendez pas sous 50 % d'état de charge si vous voulez atteindre la durée de vie annoncée, et remontez à 100 % régulièrement. Réglez l'alarme de décharge du contrôleur sur ce seuil : c'est tout l'intérêt d'avoir une mesure fiable.
Sur du lithium, deux paramètres se simplifient et un point de vigilance apparaît. Le coefficient de Peukert est proche de 1 — autour de 1,05 — parce qu'une batterie lithium restitue pratiquement la même capacité quelle que soit la vitesse de décharge. Le rendement de charge est très élevé, proche de 99 %. Ces deux valeurs sont très différentes de celles d'un parc plomb : laisser les réglages plomb par défaut sur un parc lithium donne un état de charge systématiquement pessimiste.
Le point de vigilance est ailleurs : la courbe de tension d'un lithium est très plate, autour de 13,2 à 13,4 V en 12 V entre 20 et 90 % de charge. La tension ne dit donc presque rien de l'état de charge, ce qui rend le comptage par shunt d'autant plus précieux — et le bon réglage de la tension de « batterie chargée » d'autant plus délicat : trop bas, le contrôleur se remet à 100 % alors que le parc est à moitié plein.
Côté usage, la plage utile va de 10 à 100 % sans pénalité notable. C'est précisément pour exploiter cette plage sans mauvaise surprise qu'une mesure juste devient indispensable.
Certains modèles disposent d'une seconde entrée de mesure, qui peut être affectée à trois usages exclusifs l'un de l'autre : surveiller la tension d'une deuxième batterie — typiquement la batterie de démarrage d'un véhicule —, mesurer la température du parc avec la sonde adaptée, ou suivre le point milieu d'un parc en série. Le choix se fait au paramétrage, et il faut le faire : laissée sur le mauvais mode, cette entrée génère des alarmes incompréhensibles.
La mesure du point milieu est la plus utile sur un parc 24 ou 48 V : elle compare les deux moitiés de la série et signale un déséquilibre avant qu'une batterie ne soit perdue. La mesure de température, elle, permet de corriger la capacité disponible, qui chute nettement au froid sur du plomb comme sur du lithium.
Les contrôleurs équipés de Bluetooth intégré se configurent depuis un smartphone, ce qui est nettement plus confortable que la navigation dans les menus de l'écran. Le code PIN livré par défaut sur les produits Victron est 000000 ; changez-le dès la première connexion, et notez-le, car un code perdu impose une procédure de réinitialisation. Un avantage pratique de cette connexion : l'application conserve l'historique des cycles, des décharges les plus profondes et des tensions minimales, ce qui permet de diagnostiquer un parc fatigué bien plus finement qu'à la lecture instantanée.
Le test est simple : chargez le parc jusqu'à ce que votre régulateur passe en floating. Le contrôleur doit afficher 100 % à ce moment-là, et zéro ampère-heure consommé. S'il affiche 94 % ou 100 % trop tôt, c'est la tension de « batterie chargée » ou le courant de queue qu'il faut reprendre. Refaites ce contrôle quelques jours après la mise en service, puis une fois par an.
Les libellés, l'ordre des menus et les valeurs par défaut changent d'une version de firmware à l'autre. Une procédure écrite périmée conduit à modifier le mauvais paramètre, ce qui est pire que de ne rien toucher. La vidéo ci-dessus montre la manipulation ; pour les valeurs exactes adaptées à votre parc, passez par nous.
Envoyez-nous la référence de votre contrôleur, celle de vos batteries, la capacité totale du parc et la référence de votre régulateur ou chargeur à sav@myshop-solaire.com : nos techniciens vous renvoient gratuitement la liste des valeurs à saisir pour votre installation.
Les quatorze guides ci-dessus ne diffèrent pas par goût : chaque brique impose ses contraintes de câblage et de protection.
Le régulateur. Un PWM convient à une petite installation dont la tension de panneau est proche de celle du parc de batteries. Dès que vous montez en puissance ou en tension, le MPPT s'impose : il exploite le point de puissance maximale du champ photovoltaïque, ce qu'un PWM ne sait pas faire.
La tension du parc. 12 V pour une installation modeste, 24 V à partir de deux ou trois panneaux, 48 V au-delà. Plus la tension est élevée, plus le courant baisse à puissance égale : les sections de câble et les protections diminuent d'autant.
Convertisseur ou convertisseur/chargeur. Un convertisseur produit du 230 V à partir des batteries. Un convertisseur/chargeur fait l'inverse en plus : il recharge le parc depuis un groupe électrogène ou le réseau, indispensable si vous ne pouvez pas dépendre du seul soleil.
Avant de percer ou de sertir : vérifiez que le guide choisi correspond bien à votre matériel. Un branchement inversé ou une section de câble sous-dimensionnée se paie en matériel grillé, et la garantie ne couvre pas les erreurs de montage.
Mieux vaut poser la question que forcer.