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Kit solaire 3 panneaux + Régulateur MPPT + Batteries 24V + Convertisseur/Chargeur 230V

Aide au montage – Installations autonomes

Une installation autonome fonctionne sans raccordement au réseau : la production est stockée sur batteries, et c'est ce parc qui alimente vos appareils. Le dimensionnement du régulateur, la tension des batteries et la présence ou non d'un convertisseur changent tout le câblage.

Vous trouverez ci-dessous un guide par configuration, d'un panneau unique avec régulateur PWM jusqu'à huit panneaux en 48 V avec convertisseur/chargeur. Choisissez celui qui correspond exactement à votre matériel.

Repérez votre configuration : comptez vos panneaux, relevez le type de régulateur (PWM ou MPPT) et la tension de votre parc de batteries (12, 24 ou 48 V), puis vérifiez si votre installation comporte un convertisseur 230 V ou un convertisseur/chargeur.

Vidéo : Configuration du BMV 700 - spéciale batterie Plomb, GEL & AGM

Un contrôleur de batterie à shunt n'affiche un état de charge juste qu'une fois paramétré. Sur un parc plomb, GEL ou AGM, cinq valeurs comptent : la capacité du parc en ampères-heures, la tension considérée comme « batterie chargée », le courant de queue, le coefficient de Peukert et le rendement de charge. La vidéo ci-dessous montre la manipulation ; le rôle de chaque paramètre et les ordres de grandeur à viser sont détaillés en dessous.

Rédigé par Lucas, ingénieur au bureau d'études MyShop Solaire — kits solaires et stockage d'énergie depuis 2014. Mis à jour le 6 octobre 2026.

 

 

Pourquoi le paramétrage est indispensable

Un contrôleur de batterie ne devine rien. Il compte les ampères-heures qui entrent et sortent par son shunt, puis convertit ce compte en pourcentage d'état de charge — à partir des paramètres que vous lui donnez. Sorti du carton, il affiche donc un état de charge faux. Trois réglages suffisent à le rendre juste, les autres affinent.

Le préalable : le câblage du shunt

Absolument tous les consommateurs et toutes les sources de charge doivent passer par le shunt, placé sur le pôle négatif du parc. Un seul câble raccordé en direct sur le négatif de la batterie et le compteur dérive, lentement mais inéluctablement. C'est la cause numéro un des contrôleurs qui « affichent n'importe quoi », bien avant un mauvais réglage.

Les trois réglages essentiels

La capacité du parc en ampères-heures : la capacité totale réellement installée, pas celle d'une seule batterie. Deux batteries de 100 Ah en parallèle font 200 Ah ; en série, elles font toujours 100 Ah mais à tension double.

La tension de « batterie chargée » : le seuil au-dessus duquel le contrôleur considère le parc plein et remet son compteur à 100 %. On le place légèrement sous la tension d'absorption de votre chargeur ou régulateur, sinon la remise à 100 % ne se produit jamais.

Le courant de queue : le courant de charge résiduel, exprimé en pourcentage de la capacité, en dessous duquel le parc est considéré comme plein. Il évite une remise à 100 % prématurée dès que la tension monte.

Les spécificités d'un parc plomb, GEL ou AGM

Deux paramètres supplémentaires comptent vraiment sur du plomb. Le coefficient de Peukert traduit le fait qu'une batterie plomb restitue moins de capacité quand on la décharge vite : une 100 Ah vidée en deux heures ne donne pas 100 Ah. La valeur usuelle tourne autour de 1,25 pour du plomb, et elle dépend de la technologie exacte — ouvert, AGM ou GEL. Le rendement de charge, lui, exprime qu'il faut injecter plus d'ampères-heures qu'on en ressort : on se situe généralement entre 85 et 95 % selon l'état et la technologie du parc.

Côté usage, retenez une limite : ne descendez pas sous 50 % d'état de charge si vous voulez atteindre la durée de vie annoncée, et remontez à 100 % régulièrement. Réglez l'alarme de décharge du contrôleur sur ce seuil : c'est tout l'intérêt d'avoir une mesure fiable.

Vérifier que le réglage est bon

Le test est simple : chargez le parc jusqu'à ce que votre régulateur passe en floating. Le contrôleur doit afficher 100 % à ce moment-là, et zéro ampère-heure consommé. S'il affiche 94 % ou 100 % trop tôt, c'est la tension de « batterie chargée » ou le courant de queue qu'il faut reprendre. Refaites ce contrôle quelques jours après la mise en service, puis une fois par an.

Pourquoi nous ne publions pas les menus pas à pas

Les libellés, l'ordre des menus et les valeurs par défaut changent d'une version de firmware à l'autre. Une procédure écrite périmée conduit à modifier le mauvais paramètre, ce qui est pire que de ne rien toucher. La vidéo ci-dessus montre la manipulation ; pour les valeurs exactes adaptées à votre parc, passez par nous.

Nous paramétrons avec vous

Envoyez-nous la référence de votre contrôleur, celle de vos batteries, la capacité totale du parc et la référence de votre régulateur ou chargeur à sav@myshop-solaire.com : nos techniciens vous renvoient gratuitement la liste des valeurs à saisir pour votre installation.

Ce qui change d'une configuration à l'autre

Les quatorze guides ci-dessus ne diffèrent pas par goût : chaque brique impose ses contraintes de câblage et de protection.

Le régulateur. Un PWM convient à une petite installation dont la tension de panneau est proche de celle du parc de batteries. Dès que vous montez en puissance ou en tension, le MPPT s'impose : il exploite le point de puissance maximale du champ photovoltaïque, ce qu'un PWM ne sait pas faire.

La tension du parc. 12 V pour une installation modeste, 24 V à partir de deux ou trois panneaux, 48 V au-delà. Plus la tension est élevée, plus le courant baisse à puissance égale : les sections de câble et les protections diminuent d'autant.

Convertisseur ou convertisseur/chargeur. Un convertisseur produit du 230 V à partir des batteries. Un convertisseur/chargeur fait l'inverse en plus : il recharge le parc depuis un groupe électrogène ou le réseau, indispensable si vous ne pouvez pas dépendre du seul soleil.

Avant de percer ou de sertir : vérifiez que le guide choisi correspond bien à votre matériel. Un branchement inversé ou une section de câble sous-dimensionnée se paie en matériel grillé, et la garantie ne couvre pas les erreurs de montage.

Un doute sur votre montage ?

Mieux vaut poser la question que forcer.

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